Criminalités nationales et internationales

 

 

 

Si d’un coté la solution du conflit n’est pas du tout facile à trouver, de l’autre les mécanismes sociaux, politiques, économiques lient les Pays de ce territoire à nos Pays. Il est suffisant d’expliquer les mécanismes de nouveaux pouvoirs de l’après-Berlin, qui n’ont pas une ethnie ou bien un conseil d’administration, mais possèdent quand même des noms et des visages.

 

 

 

La stratégie est celle de la criminalité organisée de la mafia et du recyclage : diffuser la peur parmi la population pour pouvoir faire ses propres affaires. Et la population, surtout si elle est analphabète et affamée, tombe dans le piège. Mais si on décide d’approfondir la vérité et que l’on surfe sur Internet, on découvre que de gros investissements et transactions touchent les territoires juste quelques semaines avant que les conflits éclatent. On découvre des trafics légaux et illégaux qui utilisent les zones franches et les banques off-shore pour recycler l’argent sale. Et justement si on veut couvrir ces opérations, une guerre civile et une instabilité permanente du Pays favorise tout cela. Quelles autres raisons ils aurait-t-il pour des guerres civiles interminables comme celles du Burundi et du Rwanda, Pays extrêmement pauvres et sans richesse, mais qui jouent un rôle fondamental dans l’exportation de l’or du Kiwi, les diamants du Kasai et du minerais de Shaba-Katanga?

 

 

 

C’est pourquoi nous avons besoin de la vérité. Parce que tout cela n’enrichit personne, sauf quelques familles puissantes et protégées, les rangs de la mafia et des multinationaux. Et entre-temps la masse inerme, impuissante devant les évènements, et ignorante de ces mécanismes meurt petit à petit. Autrement elle survit en rêvant à la démocratie, comprise comme la possibilité pour un individu de choisir pour son propre futur. (Cavalieri, Roberto: Balcani d’Africa. Burundi, Rwanda, Zaire: oltre la guerra etnica. Torino, 1997).