Les jeunes burundais pour le désarmement

 

 

 

 

Jérôme e Joëlle, histoires de quotidienne violence!

Le 7 mai de cette année à 21 h. arrive au Centre Jeunes Kamenge une nouvelle terrible: Jérôme Ninteretse a été tué avec un coup de pistolet juste avant l’assassinat de sa femme à laquelle on a coupé la gorge. Ils étaient mariés depuis moins de 5 mois et ils attendaient un enfant depuis 3 mois. Jérôme n’avait pas encore 30 ans et il travaillait au Centre Jeunes Kamenge depuis l’age de 15 ans. Ce fait, qui a laissé tous les habitants des Quartiers Nord et les inscrits du Centre Jeunes Kamenge sans mots, est de plusieurs points de vues très emblématique de la situation que le Burundi vit aujourd’hui.

 

 

 

 

Des morts blanches, sans explications.

La mort de Jérôme et la présence de plus de 6.000 personnes à son enterrement, ne traduise pas seulement la douleur, mais aussi tout le désespoir et la peur des burundais face à la banalité et à la brutalité dans lesquels un “combattant exemplaire pour la paix” est mort. Considérant le contexte dans lequel ce décès a eu lieu, il représente tout ce que les burundais ne veulent plus vivre: la guerre et la violence. Maintenant la démocratie est arrivée et les burundais veulent la connaître. En fait, avant de comprendre qu’est-ce qu’elle représente au niveau politique, la population burundaise s’est investie dans la démocratie comme dans un nouvel espoir de paix totale et surtout de développement. Les deux aspects sont malheureusement liés : tant qu’il n’y aura pas la paix, il n’y aura pas de développement.