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Le monde veut la vérité |
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"Nous
tous, dans ce cœur humilié de l’Afrique, avons perdu. Et la première
victime du massacre a été certainement la vérité".
Les
chaînes d’information qui s’engagent à fond pour donner la
possibilité à la vérité de faire surface et de mettre au clair les
vrais problèmes de l’Afrique Subsaharienne sont très très limites. Aujourd’hui
l’information globale se concentre plutôt sur les scoop, sur les
images choc des masses déchirées qui tuent dans le spectateur le sens
historique de ces Pays. Il semble presque que le mal rende aveugle
non pas seulement les victimes, mais aussi les témoins externes.
Aujourd’hui on n’écrit plus de reportage, genre journalistique en
train de disparaître qui se proposent comme analyse, comme recherche,
histoire des évènement avec des opinions, des sources, des faits mis
l’un à coté de l’autre à fin de reconstruire la mosaïque de la vérité.
(Cavalieri, Roberto: Balcani d’Africa. Burundi, Rwanda,
Zaire: oltre la guerra etnica. Torino,
1997). |
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Si au niveau global on ne parle pas assez de la guerre au Burundi, considéré comme une guerre "à basse intensité", on entend quelques fois parler de la guerre de Grands Lacs qui connecte les problèmes socio-politiques du Burundi avec ceux du Rwanda, République Démocratique du Congo et Uganda. Ils sont nombreux les intérêts qui lient ces Pays aux intérêts internationaux qui volontairement sont cachés pour laisser la place à la « fable ethnique ». Paolo Rumiz explique que «expliquer la guerre avec la haine tribale est comme expliquer un incendie avec le degré de inflammabilité du bois, et pas avec l’allumette jetée par quelqu’un… une explication semblable n’est qu’imbécillité. C’est le reflet de la volonté de ne pas comprendre. Complice avec le pyromane ? ». (P. Rumiz: Maschere per un massacro. Roma, 1996).
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